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Une coach de Nouvelle-Zélande et le marin record du monde en solitaire

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En 1895, le Canadien Joshua Solcum, âgé de 51 ans, était le premier marin sur son vieux bateau à huîtres raffistolé, à faire le tour du monde. Il a mis en tout trois ans. Plus d’un siècle plus tard en 2016, Thomas Coville à 48 ans a réalisé le dernier voyage autour du monde en solitaire sur son trimaran en 49 jours, pulvérisant ainsi tous les records. « 49 jours de navigation intense, c’est long pour maintenir sa concentration mentale et sa force physique… Les grands rêves, ça ne marche pas du premier coup. J’ai tenté, j’ai échoué, je suis tombé, je me suis relevé, je me suis reconstruit », a-t-il déclaré. Selon Frank Dick, ancien entraîneur de l’équipe d’athlétisme de Grande-Bretagne, « c’est le pouvoir mental qui fait la différence entre celui qui est exceptionnel et celui qui est très bon ». La technologie a certes joué un rôle majeur, mais la force mentale a été l’élément-clé. Après cinq tentatives infructueuses, sa rencontre avec Lynne Burney a été le déclic.

Ma rencontre avec Thomas Coville

 Tout d’abord, je n’ai pas très bien compris pourquoi Sodebo, une entreprise basée à l’Ouest de la France, le sponsor de Thomas depuis 1999, fasse appel à moi, une coach de Nouvelle-Zélande à Paris. Mais le monde est si petit. J’ai rencontré Michelle Monnier, une de mes premières stagiaires de coaching en 2001. Ensuite, elle est devenue coach reconnue pour cadres dirigeants, et Sodebo a été l’un de ses clients. Michelle, en laquelle Sodebo a confiance, lui a donc suggéré que Thomas travaille avec moi.

A l’origine, Thomas était dans l’informatique avant de devenir un marin de haut niveau. Jeune, Thomas a fait la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Et c’était à Christchurch, ma ville natale, qu’il était tombé amoureux de la voile, m’a-t-il dit.
Et c’est après sa collision, dix heures à peine après le départ sur la Route du Rhum en 2014, avec un cargo qu’il a enfin accepté l’idée que travailler avec un coach (mais PAS avec un GOUROU!) pourrait s’avérer utile!

Pour commencer, on a passé une journée ensemble pour comprendre ce qui l’avait marqué. En voyant le bateau et après entretien avec le sponsor. je lui ai donc demandé, avant de se quitter à la gare de Nantes : « alors, à quoi ça sert-il de se sentir coupable ? ». La question a été une vraie onde de choc pour lui.

Guérir la blessure mentale

 Notre deuxième session a eu lieu à Paris, en présence d’autres coachs du réseau LKB. Et là, il a pu entendre comment les autres perçoivent sa vie professionnelle et privée. Pour quelqu’un qui veut avoir une totale maîtrise de soi et aussi survivre face aux violentes intempéries sur les océans, l’expérience a été une remise en question radicale de son « schéma habituel ».

Le coaching permet au client de confronter aussi bien son moi le plus profond que sa part d’ombre – cette part dont on est moins fier. Le coaching de Thomas n’avait rien à voir avec les techniques de navigation, mais plutôt avec le fait d’intégrer toutes ses facettes de son moi et de de s’accepter entièrement. Pour lui, c’est aussi dur que d’affronter une vague de dix mètres !

Notre programme de six sessions comme convenu entre le sponsor, Thomas et moi-même prit fin mi-juin 2015. Puis début 2016, Thomas m’a recontacté pour un nouveau programme de six sessions, mais cette fois les frais seront à sa charge : « Je m’engage, je le fais pour moi-même. »

Mais libre à lui de fixer les rendez-vous en fonction de ses besoins et disponibilités. Nous avons pu avoir juste 4 sessions avant sa tentative de tour du monde. Et là, j’ai été frappée par son effort démesuré pour s’extirper de son bateau et venir de la Bretagne jusqu’à mon bureau à Paris. Quand je lui ai fait cette remarque, il m’a regardée et dit : « Je veux m’offrir ce temps, juste pour moi et moi-même ». N’importe quel athlète de haut niveau, tout comme n’importe quel dirigeant d’entreprise, reconnaît la force de la visualisation. Thomas n’était pas une exception, et son départ dans des circonstances idéales était bien la preuve de l’impact d’un tel exercice.

Coaching et maturité

 Le coaching de performance est à la portée de tous. Le coaching transformationnel est le mieux adapté à un ego mature – qui peut accepter et assumer toute sa personnalité. Ce travail n’est pas réservé uniquement aux athlètes de haut niveau comme Thomas. Toute personne ouverte à l’auto-confrontation et au changement est capable de s’engager dans un programme de coaching.

Quand j’avais cinq ans, j’ai rêvé d’être enseignant. Et je suis devenue institutrice. J’ai donc réalisé ma vocation. Le coachng n’est qu’une extension du métier d’enseignant. Il existe une interaction constante entre l’enseignant et l’apprenant, ou entre le coach et le coaché. Je suis donc un facilitateur qui met à disposition les outils pour favoriser le développement personnel.

LKB ASSOCIATES

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